Bonjour les amis (La phrase fétiche des influenceurs qui vous prennent pour des idiots), il est loin le temps où James Cameron dictait sa loi aux blockbusters Hollywoodiens, il suffit d'ailleurs de visionner la saga Avatar pour se rendre de l'évaporation du talent du réalisateur canadien pour raconter de bonnes histoires au détriment de la surenchère technologique. On pouvait voir un Abyss un peu comme le Soleil Vert des années 80 avec ses thématiques écologistes, son discours anti nucléaire à peine voilé mais aussi avec l'amour comme l'ultime vecteur de survie pour l'humanité. Fort d'un récit efficace mettant en scène des protagonistes plongés (Elle est bonne, non ?) dans un environnement aussi claustrophobique que paranoïaque. Ultime film sur la guerre froide avec l'excellent À la poursuite d'Octobre rouge d'un certain John McTiernan, James Cameron arrivait à créer une ambiance aussi fascinante que terrifiante, porté par un casting impeccable (Ed Harris en tête), jouissant d'un scénario malin jouant aussi bien sur la peur de l'inconnu et la menace bien réelle de l'Homme, profitant d'effets spéciaux révolutionnaires à une époque et les images de synthèse en étaient à leur balbutiement et magnifiquement accompagné par la BO envoûtante d'Alan Silvestri, Abyss démontrait tout le savoir faire du réalisateur pour nous narrer une belle histoire humaniste sans tomber dans la caricature facile comme il fera par la suite avec la saga Avatar. Abyss demeure à mon sens le dernier grand film de James Cameron avant qu'il ne sombre dans le cinéma commercial davantage intéressé par en mettre plein les yeux aux spectateurs plutôt que de s'aventurer dans des territoires inconnus et prendre des risques. À voir et revoir sans modération que ce soit en version courte ou longue.