L'agent français Francis Coplan est à la recherche d'un machin dérobé par une organisation criminelle. Coplan n'est pas seulement un officier du renseignement, c'est également et surtout un gros dragueur, et du bien lourd. C'est d'ailleurs tout ce qui caractérise le personnage d'Henri Vidal dans un début de film particulièrement futile et macho. Frédéric Dard a participé à l'adaptation mais on l'a connu plus inspiré au cinéma.
Cette comédie d'espionnage est discréditée d'entrée par sa fantaisie puérile et par son sujet passe-partout Et même Lino Ventura, encore débutant, dans un rôle épisodique de méchant tueur sous les ordres de Jess Hahn, ne sort pas à son avantage de cet emploi rudimentaire. Et ce n'est rien comparé à Henri Vidal, qui est, lui, horripilant dans une désinvolture qui l'éloigne si loin d'un personnage d'action convaincant. Les dialogues, pseudo-spirituels, n'épargnent aucun personnage.
La réalisation de Maurice Labro se contente d'aligner les stéréotypes -féminins compris- et les situations les plus banales et inconsistantes. La seule scène surprenante est celle où Coplan moleste...une femme. Dérision vacharde ou pas, ce n'est pas non plus à mettre à son actif.