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le 23 janv. 2026
SuivreCritique de Affinity par JonhkebabVK
Une série B très mauvaise et bas de gamme qui semble avoir été faite pour le marché russe …
Quand un ancien membre des forces spéciales part sauver une femme mystérieuse et qu'il se retrouve face à des types capables de distribuer des coups de pied comme s'ils avaient été payés à la minute, je me suis dit que "Affinity" n'allait probablement pas révolutionner la philosophie… mais qu'il y avait peut-être quelques os à faire craquer.
"Affinity" est un film d'action, et mon impression est assez simple : le film fonctionne nettement mieux lorsqu'il laisse parler les poings que lorsqu'il essaie de faire parler son scénario. Brandon Slagle signe une série B d'action et de science-fiction qui ne manque pas d'ambition, mais qui reste assez inégale dans son écriture. En revanche, dès que Marko Zaror entre dans la danse, le film retrouve immédiatement de l'énergie.
Et c'est bien là que j'ai trouvé le principal intérêt du film. Les chorégraphies d'action sont vraiment bonnes. Les combats sont lisibles, physiques et suffisamment variés pour éviter l'impression de revoir constamment la même bagarre dans un autre couloir. Marko Zaror, qui participe également à la conception des combats, exploite parfaitement ses qualités martiales. Les affrontements avec Brahim Achabbakhe sont particulièrement réussis, avec des mouvements rapides, acrobatiques et franchement impressionnants.
J'ai également apprécié le travail de la caméra pendant les scènes d'action. Le film évite largement cette mode agaçante consistant à secouer l'image dans tous les sens dès qu'un personnage donne un coup de poing. Ici, je peux réellement voir les mouvements et comprendre ce qui se passe. C'est tout de même le minimum pour un film de baston, mais visiblement ce minimum devient parfois une compétence rare. Une critique spécialisée souligne justement la fluidité de la caméra et la qualité des chorégraphies.
Le dernier affrontement est probablement le moment où le film donne le meilleur de lui-même. Zaror et Achabbakhe ont suffisamment de maîtrise pour rendre leur duel spectaculaire sans tomber dans une succession illisible de coupes de montage. J'ai senti le travail effectué derrière chaque mouvement, et c'est précisément ce que j'attends d'un film mettant autant l'accent sur les arts martiaux.
Malheureusement, dès que les personnages arrêtent de se battre, mon enthousiasme redescend un peu. L'histoire de Bruno, ancien membre des forces spéciales marqué par son passé, qui tente de retrouver Athena après son enlèvement, repose sur une intrigue qui mélange thriller, science-fiction et drame sentimental. L'idée de départ pouvait pourtant donner quelque chose de franchement intéressant, notamment avec la question de l'identité et de la création artificielle.
Mais j'ai trouvé que le scénario ne savait pas toujours quoi faire de ses bonnes idées. La révélation concernant Athena apporte une dimension de science-fiction assez intéressante, mais elle arrive relativement tard. Une critique souligne d'ailleurs que cet aspect ne prend véritablement de l'importance que dans le dernier acte.
J'aurais donc aimé que le film développe davantage cette partie. Il y avait matière à poser de vraies questions sur l'intelligence artificielle, la conscience, l'identité et la différence entre une création et un être vivant. "Affinity" effleure tout cela, puis semble se rappeler qu'il avait surtout envie de montrer Marko Zaror distribuer des mandales. Ce qui, soyons honnêtes, reste une stratégie parfaitement défendable… mais pas forcément suffisante pour construire un grand film.
Les personnages sont également assez classiques. Bruno est le héros taciturne et tourmenté, Joe joue le rôle du vieux compagnon protecteur, Fitch apporte une touche plus technique et Athena reste volontairement mystérieuse. Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'attacher profondément à eux, même si le casting fait correctement le travail.
Marko Zaror reste évidemment la meilleure raison de regarder le film. Il possède une présence physique impressionnante et une vraie aisance dans les combats. Son personnage n'est pas particulièrement bavard, ce qui est probablement une bonne nouvelle pour tout le monde, mais son langage corporel suffit largement lorsqu'il faut passer à l'action. Certaines critiques de spectateurs ont justement retenu sa présence et les scènes de combat comme les principaux arguments en faveur du film.
La photographie m'a également agréablement surpris. Les paysages thaïlandais offrent un contraste intéressant avec la violence des affrontements. Brandon Slagle utilise plutôt bien les décors naturels, et certaines scènes bénéficient d'une vraie qualité visuelle malgré les moyens visiblement limités. La Thaïlande apporte ainsi une respiration bienvenue entre deux distributions de coups.
En revanche, la musique et certains choix de montage m'ont paru beaucoup moins convaincants. L'ensemble possède parfois un aspect de série B assumée, avec quelques effets un peu appuyés et des passages qui donnent l'impression de regarder une production conçue principalement pour les amateurs d'action. Cela n'est pas nécessairement un défaut en soi, mais le film aurait gagné à mieux équilibrer son côté spectaculaire avec son ambition de science-fiction.
Le rythme est lui aussi irrégulier. Les scènes d'action avancent à bonne vitesse, mais les passages narratifs ont parfois tendance à ralentir considérablement l'ensemble. J'ai parfois eu cette impression étrange de regarder deux films différents : un thriller de science-fiction assez quelconque et, entre les deux, un excellent petit film d'arts martiaux qui venait remettre tout le monde d'accord.
J'ai tout de même apprécié le fait que "Affinity" ne cherche pas à cacher son côté série B. Il ne dispose évidemment pas des moyens d'une grosse production hollywoodienne, mais Brandon Slagle essaie de compenser par la mise en scène, les combats et l'utilisation de ses interprètes. C'est d'ailleurs ce qui ressort de plusieurs retours : le récit reste classique, mais le film se montre nettement plus convaincant lorsqu'il se concentre sur l'action.
J'ai donc passé un moment plutôt correct devant "Affinity", avec des hauts et des bas assez marqués. Je n'ai pas été franchement emballé par l'histoire, certains dialogues m'ont laissé assez froid et les éléments de science-fiction auraient mérité beaucoup plus de développement. En revanche, les combats m'ont réellement plu et certaines chorégraphies sont suffisamment réussies pour justifier à elles seules le visionnage si l'on apprécie le cinéma d'action martial.
Je comprends donc assez bien la réception mitigée du film. Le public semble finalement lui pardonner ses faiblesses dès qu'il se met à cogner, et je dois reconnaître que je suis assez proche de cette position.
Au final, j'ai trouvé "Affinity" moyen dans son histoire mais nettement plus convaincant dans son action. Brandon Slagle aurait pu aller beaucoup plus loin avec son idée de science-fiction, mais il possède au moins une excellente carte dans son jeu : Marko Zaror, entouré de combattants capables de transformer chaque rencontre en démonstration de gymnastique particulièrement douloureuse. Je n'ai donc pas été conquis par le scénario, mais les bonnes chorégraphies m'ont suffisamment diverti pour que je sorte du film sans avoir complètement regretté le voyage.
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Créée
le 20 oct. 2026
Critique lue 11 fois
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le 23 janv. 2026
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