Ayant eu un parcours en salles et dans les festivals infiniment plus discrets que « Flow », « Ailleurs » n'est effectivement pas du même acabit mais ne démérite pas. Équilibre original entre récit initiatique, science-fiction, fantastique, mystère et même un peu jeu vidéo, le film intrigue, souvent insaisissable : on ne sait jamais très bien vers où va t-il nous emmener, ce qui est à la fois plaisant et, parfois, un peu frustrant. L'animation est « modeste » mais bien pensée, créative en matière de décors, d'univers : des idées, de la personnalité, grâce aussi à un scénario inattendu, rappelant notamment celui du court-métrage « Quest » de Saul Bass. Une belle curiosité, n'ayant logiquement pas suscité le même enthousiasme que les aventures du chat noir, mais certaines promesses pouvaient déjà être observées, que Gints Zilbalodis aura donc plus que confirmé dès son œuvre suivante.