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Ajvar : purée de poivron et d'aubergine qui est très populaire dans les pays des Balkans et se trouve communément dans les valises des Serbes qui vivent à l’étranger. Le titre du premier film d'Ana Maria Rossi symbolise par ce terme culinaire le mal du pays, qui est l'un des thèmes du long-métrage, le plus léger en opposition avec l'autre thème, davantage empreint de mélancolie et de dureté, qui est celui de l'usure du couple pour des quadragénaires à la réussite sociale avérée. Les différents personnages de Ajvar sont loin d'être inintéressants, notamment le couple central, mais ils sont traités en surface sans que ne ressortent autre chose qu'une grande amertume et lassitude. La mise en scène de la réalisatrice serbe n'est pas non plus très dynamique et elle ne s'est pas facilitée la tâche en multipliant les scènes de repas qui donnent parfois des dialogues enlevés mais restent dans l'ensemble plutôt statiques. L'ambiance est assez théckhovienne, euphémisme pour dire qu'elle est à la lisière de l'ennui, alors que quelques embardées vers la comédie corrosive prouvent que le film aurait pu largement gagner en intérêt avec davantage d'audace pour montrer des individus assez imbus d'eux-mêmes et presque obligés par la société qui les entoure qu'ils ont "réussi" dans la vie.
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Créée
le 13 nov. 2019
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