Avec "Albatross" (2011), Niall MacCormick livre un film qui oscille entre charme discret et frustrations narratives, justifiant la note de 5/10 que je lui attribue.
Le cadre côtier et l’énergie de l’héroïne, Emelia, donnent d’emblée au film une envie d’évasion séduisante. Pourtant, malgré une atmosphère attachante, le scénario peine à creuser les thématiques qu’il effleure : quête d’identité, poids familial, transmission artistique. Beaucoup d’idées sont là, mais rarement approfondies avec l’intensité qu’elles mériteraient.
La réalisation, sans être maladroite, manque de personnalité. Seules quelques scènes captent vraiment la mélancolie et la rage douce qui bouillonnent sous la surface. Heureusement, Jessica Brown Findlay insuffle au personnage principal une vitalité qui maintient l’intérêt, malgré des dialogues parfois convenus.
Le principal écueil d’"Albatross" est son indécision : entre chronique adolescente et drame familial, le film hésite, s’égare et finit par manquer d'impact émotionnel. On reste en surface, là où on aurait voulu plonger.
En somme, "Albatross" est un film sincère mais inabouti : il plane brièvement, puis retombe faute de trouver pleinement son cap.