7
le 22 sept. 2013
SuivreRevoir Alexandre
Non, cet Alexandre n'est pas un très bon film sur Alexandre le Grand et ses conquêtes. Non, cette oeuvre n'est pas épique au sens gladiatorien du terme. Non, je n'éprouve aucun problème à mettre 7 à...
Alexandre est le 15è long métrage d'Oliver Stone. Il se situe juste après l'Enfer du dimanche et avant World Trade Center. Oliver Stone, dont la spécialité a été de faire de gros films sur l'histoire des États-Unis, son pays, s'attaque ici à l'épopée antique d'Alexandre le grand. Cela convient bien au réalisateur qui, comme Ridley Scott, aime filmer les scènes de bataille. Le conquérant macédonien avait déjà fait l'objet de plusieurs films dont celui de 1956 de Robert Rossen. Si ce dernier était tout à fait honorable pour l'époque, et affichait une fidélité historique assez impressionnante, il mettait sous silence la relation homosexuelle entre Alexandre et Héphaïstion (époque oblige). L'une des qualités de ce film-ci est de montrer cette relation, même si cela est fait timidement. Les deux hommes se prennent dans les bras l'un de l'autre à plusieurs reprises mais ne s'embrassent jamais. (Il n'y a que le célèbre baiser avec Bagoas qui est montré). Point non plus de scène de sexe homosexuelle (ce qui aurait été un vrai atout, tant l'homosexualité était courante à l'époque). La seconde qualité, ce sont bien sûr les scènes de bataille. La première montrée est celle de Gaugamèles, pourtant assez tardive dans la conquête, puis celle de l'Hydaspe, contre les Indiens et leurs éléphants. Scène montrée avec un filtre rouge qu'on aimera ou non.
Voici donc les deux qualités du film. Passons maintenant aux défauts. Oliver Stone, pour nous montrer tout ces héros fait appel à une pelotée d'acteurs. Colin Farell en fait des tonnes, Val Kilmer est assez bon, dans le rôle que Stone choisi de lui donner, celui d'un roi assez détestable. Angelina Jolie est parfaitement ridicule que ça en est risible. On ne sait pas pourquoi elle roule les R. Cherche-t-elle à imiter l'accent Grec ? Épirien ? Macédonien ? Elle cherche en tout cas à jouer le rôle d'une sorcière et sera ainsi préparée pour son rôle de Maléfique dix ans plus tard. Jared Leto est dans un rôle de soutien à Farell, dans une relation homosexuelle qui est presque montrée comme une bromance mais reste assez effacé (il aurait été intéressant de creuser le personnage d'Hepahïstion). Oliver Stone choisit l'actrice d'origine Cubaine, Portoricaine et Africaine Rosario Dawson pour jouer le rôle de Roshane, la fille du satrape de Bactriane, une région correspondant à l'Afghanistan actuel, mais ici il l'appelle Roxane et en fait une fille de personne, qui ne séduit Alexandre que par sa beauté. Après une belle scène de danse, Rosario Dawson nous gratifiera de sa plastique exceptionnelle dans une scène de sexe torride avec Alexandre. Notons également la présence au casting de Jonathan Rhys-Meyers qui n'y fait que de brèves apparitions, avant sa consécration dans The Tudors ; Christopher Plummer dans le rôle d'Aristote et bien sûr Rory McCann dans le rôle de Cratère avant son rôle dans Beowulf puis celui de sa vie, celui de The Hound dans Game of Thrones.
Cependant, malgré un tel casting, aucun personnage n'est vraiment creusé, et il n'y a que Colin Farell qui en fait des tonnes de jérémiades et apitoiements sur son sort rendant son personnage peu crédible en conquérant. Car l'un des défauts du film, outre le fait de ne pas être très fidèle à la réalité historique est de ne peu ou pas expliquer plusieurs épisodes importants. L'autre est l'écriture des dialogues : il est clair que le souci de l'historicité est au second plan. Les dialogues sont bêtes, stupides, grossiers, tout ce qu'on voudra au point qu' on a honte pour ceux qui les récitent.
C'est le cas notamment d'Anthony Hopkins, qui, dans le rôle de Ptolémée, vieux, à Alexandrie nous raconte la vie d'Alexandre.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Films sur des philosophes, Les meilleurs films de 2004, Les meilleurs biopics, Les meilleurs films d'Oliver Stone et Les meilleurs péplums
Créée
le 23 févr. 2026
Modifiée
le 23 févr. 2026
Critique lue 9 fois
7
le 22 sept. 2013
SuivreNon, cet Alexandre n'est pas un très bon film sur Alexandre le Grand et ses conquêtes. Non, cette oeuvre n'est pas épique au sens gladiatorien du terme. Non, je n'éprouve aucun problème à mettre 7 à...
4
le 20 déc. 2010
Suivre...Ou comment tuer le film à l'avance ! Oliver Stone ne peut s'empêcher de faire la psychanalyse de ses personnages, a fortiori quand il filme un biopic (D'ailleurs filme-t-il autre chose ?). Donc il...
4
le 10 janv. 2011
SuivreJe dois me rendre à l'évidence : il commence à être long le temps qui me sépare du dernier Oliver Stone que j'aie réellement apprécié. Vieillissant, aigri, pétri de certitudes qu'il n'a pas remis en...
3
le 13 févr. 2019
SuivreCe film est d'un ennui ... mortel; À défaut de vraiment mourir vous risquez à coup sûr l'endormissement. Idéal pour tous ceux qui souffrent d'insomnie. Ou si vous voulez torturer quelqu'un. Un...
3
le 9 févr. 2016
SuivreJe n'ai vu que deux épisodes, pour l'instant, la note de 3 que j'ai mise est donc provisoire, mais ça commence mal. Le scénario n'est pas vraiment excitant. Au niveau imagination, c'est pas terrible...
8
le 18 févr. 2016
SuivreUne excellente adaptation du livre de Tolstoi, sans doute la meilleure à ma connaissance. À l'écriture on retrouve Andrew Davies, connu pour ses adaptations de romans classiques tels que Pride and...