9
le 11 juin 2012
SuivreMother ! You bitch !
L'un des inqualifiables nombreux manques à ma culture cinématographique est comblé. J'ai enfin vu Alien. Je redoutais cette confrontation avec ce monument annoncé. Fanatique absolu de Blade Runner,...
Tout le monde connaît ce slogan (que les anglo-saxons nomment : Tagline). Il faut dire qu'il est parfaitement bien trouvé car il résume l'histoire qui va suivre en donnant le ton horrifique des événements véridiques pour cette phrase accrocheuse, mais fausse pour cet alien heureusement purement imaginaire.
Car oui dans l'espace il n'y a pas d'air, donc pas de son.
Un alien est symbolique de l'étranger (et par extension extraterrestre). Comme structure d'histoire, c'est l'autre terrifiant qui entre en nous.
Ce qui est en somme intéressant des 4 1er aliens est qu'ils ont tous été réalisé par des réalisateurs différents, et donc de là vous voyez l'importance du rythme et de la mise en scène.
Ridley Scott à un tempo lent et contemplatif, à l'inverse de sa suite avec James Cameron (le réalisateur avec le plus de succès commerciaux avec Titanic et Avatar). Ensuite David Fincher (son 1er film qui lui a mis trop de pression pour commencer dans ce milieu), reprendra la structure du 1er (avec énormément de dialogues propres au style de Fincher). Pour conclure avec le 4ème volet s'inspirant se la structure du 2ème mais avec un style déjanté, loufoque, noir et enfantin propre à Jean-Pierre Jeunet (Le Terry Gilliams français).
Pour le tout 1er opus qui annoce la couleur, les auteurs (scénaristes), d'Alien ont bien sondé leur sujet que tout, jusqu'aux décors, accessoires, lumières, costumes et dialogues y participe.
Il faut dire que le coeur du sujet a de multiples résonances : la sexualité et tout ce qu'elle engendre (tabous, peurs, mysteres et conflits), bref la sexualité comme aliénation. Freud y aurait trouvé ses petits. Pour preuve, voici certains thèmes évoqués dans Alien : l'opposition féminin masculin, l'inversion des genres, la figure maternelle traitresse, la naissance contre nature...
Le 1er alien à une horreur Lovecraftienne. C'est joué sur l'indicible, le non-dit, le cache-cache, "la peur qui rôde". Dès le début on nous embarque au "coeur des ténèbres" (le Nostromo est d'ailleurs un autre nom d'un roman du même auteur Joseph Conrad).
En dissimulant l'action qui est typique des films d'horreurs jouant avec le hors-champ, on peut susciter plus d'intérêt et de curiosité de la part du public, en nous maintenant un pas en arrière de l'action (c'est ce que faisait déjà le réalisateur du paranormal Jacques Tourneur).
Une agression physique peut paraître plus violente si elle n'est qu'entendue plutôt que vue. L'alien dans le 1er n'est pas tout se suite montré, c'est une menace mystérieuse qui accroît la tension et la peur.
Car les masques tombent sous la peur du danger mortel, et la notion de survie claustrophobique et anxiogène (propre à l'atmosphère Lovecraftienne), est de plus en plus étouffante.
Venez-vous aussi venir partagez cette peur au delà de la Terre et de notre monde, où dans l'espace personne ne vous entendra crier.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Aimé
Créée
le 13 déc. 2021
Critique lue 2.7K fois
9
le 11 juin 2012
SuivreL'un des inqualifiables nombreux manques à ma culture cinématographique est comblé. J'ai enfin vu Alien. Je redoutais cette confrontation avec ce monument annoncé. Fanatique absolu de Blade Runner,...
9
le 2 janv. 2013
SuivreLes aléas de mes acquisitions de films me font terminer ma rétrospective Alien par le tout premier. Je perds probablement en cohérence, mais je gagne au moins le mérite de mes nettoyer les yeux de...
8
le 5 mai 2017
SuivreAlien n’est pas seulement l’acte de naissance d’une créature phare de la mythologie hollywoodienne : c’est aussi l’éclosion d’un cinéaste, qui fait pour ce second film des débuts éclatants avant un...
1
le 22 janv. 2023
SuivreCe qui est amusant dans le cas du grand très grand philosophe Bernard-Henri Lévy à la grande, trop grosse tête, c'est que personne ne le prend au sérieux. Aussi bien les médias, les élites, et les...
2
le 31 oct. 2024
SuivreCoppola est de retour, il est revenu parmis les morts pour revenir briller à la vie. Francis Ford Coppola (de son vrai nom), est sans nul doute le plus grand réalisateur de tous les temps. C'est le...
9
le 13 déc. 2021
SuivreTout le monde connaît ce slogan (que les anglo-saxons nomment : Tagline). Il faut dire qu'il est parfaitement bien trouvé car il résume l'histoire qui va suivre en donnant le ton horrifique des...