Résumé
Une confrontation parfois prenante en dépit de lacunes narratives évidentes.
Détails (et spoilers)
Pas de réflexions profondes ni de grands dialogues, une trame biscornue et des scènes d'actions un peu trop basiques, voilà comment l'on pourrait résumer cet Alien vs. Predator. Pour autant, cette proposition de Paul W.S. Anderson, proche du médiocre, n'est pas si mauvaise que cela. La banalité du scénario est regrettable mais les franchises sont globalement respectées et l'affrontement entre les deux monstres parvient à captiver par endroits, en dépit de combats sans génie.
Entre ces camps opposés pour des raisons un peu trop ridicules, le sort des humains est bien évidemment évoqué. Et ce dans une suite de péripéties assez communes, mais qui a la pertinence de nous éviter la romance hétéro stupide, et de se concentrer sur Alexa, une héroïne plutôt cool malgré son manque de personnalité. La dernière partie du film laissera place à une alliance de circonstance entre la meneuse de l'expédition et les Predators, pour aboutir à un final convenu mais efficace.
Néanmoins, l'histoire racontée sur le passé commun des Aliens et des Predators est trop grossière, et les tartines sur les civilisations aztèques et cambodgiennes ne sont pas à mettre au crédit d'une embarrassante tentative de généalogie mythologique. Rien de scandaleux pour autant, mais la dernière scène laisse entrevoir une suite qui se devra d'être meilleure pour ne pas rendre anecdotique cette confrontation d'ampleur de deux mythes cinématographiques.
5/10.
(Vu en VOSTFR)
[Second visionnage après un premier courant 2022 sans en faire la critique]