Certes la performance de Valérie Lemercier est incontestable. Certes la BO vaut le détour ( mais ne comptez pas écouter une chanson entière sauf à la toute fin) , mais voilà, 2h06 c'est long. Surtout dans un récit aussi linéaire, aussi lisse : rien ne dépasse, rien ne heurte. Des crises ? Juste évoquées, à tel point qu'elles paraissent sans conséquences. Aline perd sa voix, le travail merveilleux de son orthophoniste va la remettre en selle. Quelques difficultés à concevoir un enfant, il arrive enfin, mais on ne sait si c'est la FIV qui a marché. Bref, Aline dont la voix est naturellement magnifique n'a pas besoin de travailler. Elle ne doute jamais. Ah si une fois, elle ose dire que la chanson pour Titanic ne lui plaît pas. Mais ça s'arrête là !
Aline me fait penser à une pauvre petite fille riche. Enfermée dans ses palais dorés, le monde réel ne l'atteint pas. Et lorsqu'enfin elle tente l'aventure, le monde réel ne la reconnaît pas.