Le Japon serait-il tombé dans une faille spatio-temporelle ? après En boucle de Junta Yamagochi et Comme un lundi de Ryo Takebayashi, voici Rita bloquée dans un jour sans fin. Chaque jour à 7h 03 Rita se lève pour aller déblayer la terre d'un alien végétal géant qui envahit la planète à coups de rhizomes, avant de balancer à tout va des spores, guerriers féroces et dévastateurs. Très pop, très jeu-vidéo, on souhaiterait presque voir débarquer chez nous cet alien, tronc d'arbre tout en pastels. Ici pas de bestioles verdâtres et baveuses mais des fleurs à la Murakami, que Rita va combattre en sélectionnant des armes de plus en plus puissantes. Malgré la répétition le réalisateur parvient à faire progresser l'histoire à chaque boucle. Il est intéressant de voir la différence entre cet alien luxuriant et le monde froid et carré des humains dans leurs grands hangars pleins de droites et d'arêtes. Pour une technologie toujours plus grande ils ont livré le vieil observatoire au lierre et à la mousse. Plus que le jour sans fin c'est la détermination sans faille et sans fin de Rita à combattre l'envahisseur qui est ici montrée, jusqu'à la bataille finale véritable explosion explosion de formes et de couleurs. Sur le fond on peut regretter que Akimoto en soit resté à un manga pour jeunes adolescents. Le film aurait lorgné du côté de Sky Dôme 2123 qu'il aurait gagné en profondeur et nous aurait marqué plus qu'un simple divertissement.