C'est vraiment pas très bon. On m'avait vendu une animation aux petits oignons, je n'ai presque rien trouvé à manger dans ce All You Need is Kill, en dehors de plans larges ou de séquences archi-découpées.
J'imaginais goûter un scénario plus riche et complet qu'Edge of Tomorrow, plus proche du light novel d'origine... Pas me retrouver devant une saladier d'incohérences, de trous et de facilités scénaristiques qui fragilisent toute la crédibilité de ce qui nous est montré, et servi avec une sauce corrompue par la mode de l'Isekai.
Je m'attendais à un rythme intense, profitant d'un concept clair et identifié pour développer des idées originales : l'exposition est d'une longueur infinie, et le cœur du film se perd dans des détails inutiles. Des temps de pause, pourquoi pas, mais pour une dystopie d'action, il faut doser. La 1ère heure pourrait être réduite de moitié, tant le concept de boucle temporelle y est réexpliqué... En boucle. Un jour sans fin a 33 ans : c'est bon, on a compris le concept.
Le film n'est pas non plus sauvé ni par ses personnages, clichetons, franchement pas aidés par la trame, ni par ses dialogues, plats et attendus. Une fin incompréhensible plus tard, reste en bouche l'impression qu'on s'est un peu moqué du spectateur.
La noirceur de l'œuvre d'origine, largement diluée dans une explosion de couleurs, permettait d'iconiser les monstres (qu'on pourrait comparer dans ce film à des grosses plantes faussement arachnides), mais surtout de motiver émotionnellement le lecteur. Je n'ai pas réussi à entrer en empathie, même au bout de cette conclusion chargée de nous tirer une larme. Passable, et rapidement oubliable. Avec ce matériau de base, quel dommage.