C'est un peu ma situation après m'être réveillé à la fin du film, un filet de bave liant mon t-shirt à mes lèvres, croyant avoir fait un mauvais rêve composé de monstres ridicules et à peine visibles, de pénombre artificielle, de dialogues crasses et sempiternellement niais, et de personnages se demandant constamment ce qu'ils foutent dans une histoire d'une telle nullité cosmique. La réalité se révéla pourtant bien plus dure : seul dans l'obscurité de ma chambre de célibataire, je m'aperçus que j'avais payé pour cette merde.