Il y a des films comme ça que l'on ne saurait trop comment qualifier. "Alors heureux" ne sait pas trop sur quel pied danser et cela se sent.

Mais "Alors heureux", ça raconte quoi ? C'est la rencontre de Marc Olivier, un gardien de nuit dans un Auchan qui vient de se faire virer face à Pierre Ligot, un riche qui vient de perdre son père. Ceux-ci ont un point commun, ils sont dépressifs et vont se retrouver dans le même hopital après leur tentative de suicide. Ils vont donc apprendre à se connaître et à s'apprécier.


"Alors heureux" se veut être une comédie loufoque et dés l'introduction, le ton est donné. Le générique est déclamé par des enfants dans une classe, suivi de la chanson du générique chantée et composée par Daniel Balavoine. (Qui a composé toute la BO du film). Entre un grand brulé éteint qui recommence à brûler, le prix de de l'essence qui augmente toutes les demi-heures dans les stations, des fermiers qui cultivent de l'herbe, une médecin pas très douée (jouée par Marie-Paule Belle par ailleurs), une partie de chasse déjantée, un chirurgien souhaitant tuer ses patients ou encore un moment WTF avec Don Quichotte sous emprise nucléaire, on est face à un grand n'importe quoi. Tout ça, accompagné de quelques moments chantés aussi bizarres les uns que les autres.


La première demi-heure tient assez bien le coup et il arrive de rire pour l'un ou l'autre gag. Mais une fois que les personnages principaux se rencontrent à l'hopital, les scénaristes (Marc et Olivier Jolivet) ne savent pas trop où aller. Alors, cela devient plus paresseux pour finir sur un final improbable que je ne dévoilerai pas. De plus, le rythme ne suit pas et les gags s'enchainent difficilement. Ajoutons à ça, comme nous sommes fin des années 70, des blagues sur les gays douteuses et vous obtenez une comédie improbable.


Et pourtant, ce long-métrage a été financé par Claude Lelouch lui-même ! Est-ce pour ces acteurs principaux, Marc et Olivier Jolivet ? Ils se débrouillent et sont sympathiques. Et les quelques caméos qui agrémentent le film sont loin d'être désagréables comme Yves Mourousi, Daniel Balavoine en infirmier éphéminé, Serge Lama en pompiste ou encore Richard Bohringer en médecin fou.


Le travail sur la BO est franchement intéressant, Balavoine a fait un bon boulot dessus et cela permet de rendre le film agréable.


Bref, le film manque de maitrise et le public n'a pas suivi le duo, seulement 90 000 entrées, un bien piètre score pour de la comédie. Le scénario manque de piquant et l'absurde n'est pas totalement exploité. A découvrir comme curiosité mais clairement pas comme un grand film.

Adrien1999
3
Écrit par

Créée

le 20 juin 2022

Critique lue 112 fois

Adrien1999

Écrit par

Critique lue 112 fois

D'autres avis sur Alors... heureux ?

Alors... heureux ?

Alors... heureux ?

3

Adrien1999

17 critiques

Alors heureux ? Eh bah moi non !

Il y a des films comme ça que l'on ne saurait trop comment qualifier. "Alors heureux" ne sait pas trop sur quel pied danser et cela se sent.Mais "Alors heureux", ça raconte quoi ? C'est la rencontre...

le 20 juin 2022

Du même critique

Adieu Paris

Adieu Paris

1

Adrien1999

17 critiques

Adieu Paris : Quel gâchis !

« Adieu Paris », un film qui que j’attendais assez au vu du casting alléchant et du premier teaser assez original qui semblait fleurter avec le style de Bertrand Blier, on ressentait une certaine...

le 26 janv. 2022

L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme

L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme

6

Adrien1999

17 critiques

Une fable écologique rêveuse mais imparfaite

Quand Pierre Richard a annoncé son retour à la réalisation avec son film "L'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme", cela a surpris beaucoup de monde ! Plus de 28 ans après son dernier long-métrage,...

le 30 mai 2025

Les Lacs du Connemara

Les Lacs du Connemara

10

Adrien1999

17 critiques

Le retour à la gloire de Sardou !

Après les échecs commerciaux de "Je ne suis pas mort, je dors" et de "Victoria", deux albums qui pourtant avaient des qualités, Sardou doit rebondir afin de ne pas tomber dans l'oubli et surtout...

le 18 août 2020