Bonjour.
Deux mondes se côtoient, celui du sport et celui de l'hôpital. Ça, on le voit.
De même, celui de deux générations, parents, enfants adultes. Ça on nous le dit.
Ensuite, on navigue entre ces deux univers, comme d'un trottoir à l'autre, sans savoir grand-chose des uns ni des autres, comme derrière une caméra dans une rue.
Pas d'histoire sinon l'aperçu d'inconnus au fil d'un temps sans définition, dans une géographie où l'on peut s'attribuer des noms de montagnes.
Aucun sentiment n'est révélé. Pas même la douleur intense d'un matraque en plein visage.
Pour moi, tout cela ne VEUT rien dire, au sens premier du terme. Juste des images proposées, comme filmées dans la rue. Au spectateur, s'il y en a, d'en faire quelque-chose, s'il le veut.
Personnellement, je rêve suffisamment de belles images qui suffisent à ce genre d'exercice, sans passer deux heures à regarder des images fabriquées qui ne font sens que si je m'en empare pour en faire le film qui me convient. Encore une fois, je n'ai pas envie de ça.
Et j'attends d'un auteur et d'acteurs qu'ils me parlent et me montrent leurs émotions, sans pour autant qu'il s'agisse de grand Guignol.
Tout être à des sentiments qu'il subit et exprime plus ou moins. C'est ce qu'un spectateur vient tenter de vivre dans les images et le son proposés par un film. C'est en tout cas pour ça que je viens me chauffer au coin de ce feu-là : pour y trouver des histoires.
"Alps" propose autant d'histoires qu'il aura de spectateurs. Ça ne m'intéresse pas. Surtout, ça ne me touche pas plus que par un agacement de déjà vu, il y a déjà un demi-siècle de cela.
Imaginons un cuisinier qui gesticule dans sa cuisine sans cuisiner. Qui a envie de voir ça ? Pour ne rien dire du repas de vent qui s'y prépare, sans même un coin du feu pour spectacle universel.