Chef-d'oeuvre absolu auquel je demeure très attachée dans la mesure où c'est ce film qui m'a rendue cinéphile, quand j'avais 5 ans qui m'a tellement impressionnée sur la musique, sur la mise en scène, sur le jeu des acteurs et que j'ai demandé à mes parents de le voir deux fois de suite. J'ai appris par la suite que tout est faux historiquement, que c'est la théorie de Remy Stricker que d'opposer Mozart à Salieri alors que leur rivalité n'a pas existé (en tous cas, pas à ce point là). La magie de ce film est que c'est l'ennemi qui raconte à la fois sa jalousie mais son admiration pour le génie de Mozart, sa colère qui le pousse à renier Dieu en lui demandant pourquoi il a doté Amadeus d'un talent immense alors qu'il était une sorte de troll rigolard (et qui souffrait probablement de la maladie de Tourette, diagnostique confirmé par des historiens depuis mais assez peu appuyé par le film). Débordant d'humour, de drame, de musique incroyablement bien présentée (et pourtant je n'ai jamais aimé Mozart en tant que compositeur), ce film est un lingot d'or, une vraie leçon de cinéma de bout en bout. La version director's cut amène un approfondissement nécessaire sur la relation entre le sacrifice moral de la femme de Mozart et Salieri. Du grand cinéma !