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le 21 nov. 2018
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C’est encore le printemps, et bientôt le début de l’été. Il fait doux, tout semble léger, Paris est calme, intime, comme dans sa bulle. Et puis l’horreur surgit soudain, un soir, quand des...
Amanda fait un bien fou. Pas seulement parce que c’est un film qui ose les émotions brutes, un film dans lequel les personnages pleurent et nous entraînent dans leur tristesse avec sincérité. Pas seulement parce que chaque rôle, chaque caractère est bienveillant et délicat, un condensé d’humanité. Il y a une forme de discrétion élégante chez Mikhaël Hers, et c’est cette élégance (qu’on retrouve aussi chez quelqu’un comme Emmanuel Mouret) qui fait toute la différence et parvient à élever Amanda au-delà de sa pesanteur thématique (le deuil post-attentats, qui pourrait prendre l’émotion du spectateur en otage). Le soleil est de tous les plans ; les tenues sont légères, l’amour rôde sans cesse, et même Paris respire comme on l’a rarement vu respirer au cinéma. Amanda n’est pas un film déprimant, c’est un film caressant, qui s’illumine à la lumière d’une mélancolie douce et bienfaisante.
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Créée
le 6 déc. 2018
Modifiée
le 23 mai 2024
Critique lue 153 fois
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le 21 nov. 2018
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