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Après avoir découvert ce réalisateur avec son précédent film récemment, c'est intéressant de retrouver tant de similitudes dans le traitement et le scénario.
Plus qu'un film sur le deuil, Mickaël Hers s'intéresse à l'après, en étant bienveillant envers ses protagonistes et toujours très délicat.
"Ce sentiment de l'été" m'avait un peu ennuyé sur la longue malgré des qualités indéniables (notamment l'acteur principal incroyable). Et justement, je trouve que le pauvre Vincent Lacoste tient difficilement la comparaison. En plus, le film se fait un peu plus démonstratif (plus de sanglots et moins de retenu).Et j'ai du mal avec le virage dramatique de l'acteur plus habitué au second rôle jouissif et jubilatoire.
Donc mauvais point !
Mais j'ai tout de même préféré celui-ci car le sujet et les personnages me parlent peut-être davantage que la jeunesse branchée qui change de capitale au gré des saisons. Et surtout pour l'interprétation remarquable de la toute jeune Isaure Multrier. Assez incroyable de justesse, et la seconde partie repose clairement sur ses frêles épaules.
Et pour achever la bonne séance passée, une dernière scène assez splendide avec une utilisation bouleversante d'un fusil de Tchekhov déchirant et lumineux à la fois. Bravo !
Curieux d'approfondir ce réalisateur en espérant que ses premiers films explorent des thématiques plus changeantes.
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Créée
le 11 déc. 2018
Critique lue 255 fois
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