Pétrus, Pétrus everywhere !
Trois gars, amis depuis 30 ans. Walter, italien d'une cinquantaine d'années incapable de parler sans crier et faire de grands gestes, qui déteste par dessus tout le mensonge. Il est le père de Clémence, dont s'éprend Paul, écrivain ne se déplaçant jamais sans son Vélib et possédé par le syndrome de la page blanche, qui retrouvera l'inspiration grâce à l'amour. Puis Jacques, homosexuel en course pour les municipales du 14ème arrondissement et propriétaire d'une librairie que beaucoup envieraient où se retrouvent tous les premiers mercredi du mois les trois amis pour pique niquer autour d'une bouteille de Pétrus (et beaucoup de mois passent dans le film).
Ici deux éléments clé, l'amour et le vin. C'est Dionysos qui va être content. Parce qu'à part boire et avoir le coeur coupé en deux, il ne se passe pas grand chose autour des personnages. Pourtant ils sont admirablement servis par un trio d'acteurs de talent mais malheureusement et comme beaucoup de films en ce moment, le scénario manque cruellement de profondeur, alors que les deux réalisateurs plus une co-scénariste se sont mis au travail. Comme quoi, c'est pas la quantité qui blablabla.... Tout est attendu et seulement quelques bonnes répliques viennent s'extirper du tout. Peut-être aurait-il fallut conserver les dialogues d'origine, ceux de la pièce de théâtre dont est adapté le long métrage (d'ailleurs les deux monologues de Clémence ont été gardés). Ou forcer un peu plus sur le Pétrus et moins sur le jus de raisin, parfois ça aide. Mais bon, too late.
La moyenne est obtenue grâce à Gérard Lanvin qui sait amuser son public lors des avant-premières. Faut bien vendre le film.
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