Une sorte de remake de l’amant de Lady Chatterley mais dans le milieu de la haute bourgeoisie milanaise. C’est d’ailleurs le point le plus intéressant du film, toute la première partie et le description de la haute société de Milan, fabricant de beaux tissus depuis des générations, et aux codes très stricts, avec un patriarche dominant 3 générations et fier de son empire .
La description du milieu , des employés de maison , des fréquentations des jeunes , du mode de vie, des réseaux secrets est très bien faite . Il y a une sorte d’énigme, car les jeunes gens pratiquent une sorte de sport de combat, important, challenging , mais on se saura jamais lequel, frustrant et énervant. Mais arrive ensuite cette histoire d’amour abracadabrante, totalement improbable, entre une de ces grandes bourgeoise, Tilda Swinton ( beauté très froide ,diaphane et peu expressive, je ne sais pas si c’était le bon casting, une Monica Bellucci aurait probablement été plus crédible) et un cuisinier , barbu, assez vilain , sans charisme, on arrive pas à croire à ce coup de foudre.
En plus cette rencontre est soit disant basée sur une découverte de sensualité, mais les scènes érotiques sont mal filmées, des plans flous, gros plan sur la peau et sur les insectes qui entoure le couple dans le pré, assez tristounet, rien de sensuel dans la forme. On n’échappera pas à ce que une des filles se découvre gay et fasse son outing, avec le soutien de sa gentille maman, c’est la mode. Tout cela est très long et manque de souffle, on s’ennuie presque. Il faut mieux relire D.H Lawrence , très grand écrivain, qui décrit parfaitement bien l’avènement du désir chez les femmes de la haute bourgeoisie dans plusieurs de ses romans.