Amore est un diptyque composé de deux récits en apparence disjoints mais secrètement accordés, se réfléchissant l’un l’autre comme deux faces d’un même geste. On pourrait même avancer qu’il s’agit, à ma connaissance, de l’un des tout premiers films de l’histoire du cinéma à assumer pleinement une division en deux parties — un principe de mise en scène que l’on retrouvera plus tard chez Lynch, Hong Sang-soo, Apichatpong Weerasethakul, Godard, et tant d’autres.


On a tant proclamé que Rossellini était le père de la modernité cinématographique que la formule semble aujourd’hui usée ; pourtant, il suffit de revoir l’un de ses films — notamment ceux de la période 1945-1955 — pour éprouver à nouveau le choc de la découverte, la sensation intacte d’une invention toujours en train de se faire.


Il serait vain de vouloir dénombrer les films qui ont trouvé dans cette œuvre une source, un modèle, ou tout simplement une leçon de cinéma


KinoDitari
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le 6 janv. 2026

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