Une religieuse au caractère bien trempé, marquée par une expérience paranormale, est conduite par un ordre de l'archevêché dans une église bâtie sur un réseau de passages d'origine inconnue ...
Troisième film du label The Fear Collection, Anatema est aussi le premier long métrage réalisé par cette romancière et actrice qui montre de bonnes intentions et une certaine application mais échoue finalement dans l'exercice par maladresse, sinon possiblement par manque de temps ou de budget ...
Une seule et unique caméra a été utilisée pour le tournage, sur moins de six semaines à Madrid, Guadalajara et Biscaye.
Le cinéma espagnol de genre (entre autres) a cette facilité à humaniser ses personnages, et c'est le cas pour ce métrage qui maintient ainsi l'intérêt au cours du récit.
L'interprétation n'est pas toujours juste.
Leonor Watling (Juana) et Pablo Derqui (Angel) surnagent difficilement au milieu d'une distribution plutôt maladroite qui n'oublie pas de surjouer.
Les comportements et décisions des différents personnages sont discutables.
Les dialogues sont simples et adaptés au contexte, avec plus ou moins de justesse ...
Le ton est autant sérieux que sarcastique.
Les décors et environnements sont très bien choisis et les costumes conviennent, de façon immersive.
Les effets spéciaux semblent datés, les sursauts ne fonctionnent pas forcément.
La violence se déroule ponctuellement hors-champ, elle est occasionnellement cocasse à l'écran.
Le montage est maladroit, jusqu'à l'erratique.
Beaucoup d'inspirations, de références artistiques*, historiques et culturelles émaillent cette histoire qui développe correctement ses protagonistes, développe un peu mollement son propos, et termine précipitamment en débâcle fantaisiste.
Dans les entrailles ...
*Fantastic Factory, La torre de los siete jorobados (1944), Creepshow (1982), etc ...