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Kane Parsons est un jeune réalisateur aux références cinématographiques limitées qui met en scène avec Backrooms son premier long-métrage, adapté d'une web-série à succès de sa création, elle-même inspiré d'un concept à l'intérêt douteux.
Le passage pour lui au format long révèle un potentiel indiscutable mais maladroitement prétentieux, et un résultat souvent ennuyeux et (volontairement ?) froid.
Si l'atmosphère anxiogène et la tension sont épisodiquement bien retranscrites et que les scènes horrifiques peuvent être impactantes, pour le reste ...
Le budget limité n'est certainement pas excuse à ces répétions et explications inutiles, pas plus qu'à une histoire qui ne raconte pas grand chose et ne va finalement nulle part.
Le public ciblé, les "Je n'ai pas tout compris : c'était donc super", se satisfera possiblement de ce fastidieux déroulé et de ces effets de manche sans profondeur ...
L'interprétation concerne principalement une talentueuse Renate Reinsve plus ou moins à l'aise dans son rôle et un expérimenté Chiwetel Ejiofor au talent autrement discutable.
Les dialogues alimentent simplement l'inutile masturbation intellectuelle de l'auteur.
Les décors conviennent poussivement, et ne sont pas à mettre au crédit du cinéaste.
Les effets spéciaux et les monstres guignolesques montrent les limites budgétaires.
La bande-son est bien choisie et adaptée à l'ambiance des scènes.
Dernière partie et conclusion ne feront que confirmer la vacuité et le maniéré stérile de l’œuvre.
Encore un de ces films qui cherchent à faire parler en provoquant des interprétations sans donner de réponses, histoire que le spectateur se pense intelligent en trouvant n’importe quelle idée pour expliquer les images.
Créée
le 10 juin 2026
Critique lue 1.5K fois
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