Une tranquille route de campagne française. Deux jeunes filles en bicyclette. Le silence. Un village, un café et ses habitués. Une forêt. L’inquiétante étrangeté du monde ordinaire. Sous le soleil d’été, soudain la noirceur de l’âme humaine. Sans recours au surnaturel, les vacances deviennent cauchemar. Robert Fuest maintient sans cesse le doute et le suspense . Il entraîne avec nous, son héroïne à la recherche de son amie disparue dans un véritable labyrinthe mental. Paradoxalement, c’est dans ces décors extérieurs que l’atmosphère devient de plus en plus anxiogène. À partir d’éléments du réel et très banals, domine un climat sous tension et quasi paranoïaque, alors que le piège se referme. Chacun des habitants du village semble dissimuler un secret, des non -dits et dès lors, chaque protagoniste peut devenir un possible suspect. Avec l’évocation d’un meurtre sordide non résolu, les fausses pistes et les faux semblants se multiplient et entretiennent le malaise jusqu’à la fin.