Oui, il m'arrive parfois de considérer comme un "film favori" une oeuvre dont je n'ai quasiment plus aucun souvenir. Jamais revisionné au contraire d'autres grands classiques de Lubitsch tels que "Haute pègre", "Sérénade à trois", "Cluny Brown", "Ninotchka" (on en reparlera, entre autres), ou encore "Jeux dangereux" que j'ai dû exclure de cette liste #600favoritefilms (irrésistible mais pas toujours de la même finesse que les susnommés et un peu l'arbre de l'humour qui cache la forêt), "Ange" m'avait donné l'impression d'un film quintessentiel de l'art du cinéaste, maniant avec élégance et sophistication chassé-croisé sentimental en trio, méprise et double sens irrévérencieux, sur fond de tentation adultère d'une protagoniste délaissée par son mari diplomate (Marlene Dietrich) qui n'y trouvera finalement qu'un dilemme amoureux tout sauf frivole.