La Beauté d'un Ange qui Sauve l’Âme d'un Malfrat dans la Ville de l'Amour.

Résumé : A Paris, André est un escroc ayant des dettes dans la pègre qui le menace, s'il n'a pas remboursé avant minuit. En désespoir de cause, André décide de se jeter d'un pont pour mettre fin à sa vie, mais il croise une belle femme qui se jette à l'eau. André saute pour sauver la femme qui s'appelle Angela, ensemble ils vont rembourser la dette d'André.

Histoire : Le scénario est conçu pour les 2 acteurs, et l'actrice reçoit le script dès qu'il sort de l'imprimante. Jamel rencontre le réalisateur bien avant et persuade Besson de faire un film ensemble. Après de longues répétitions, le tournage dure 9 semaines à Paris, avec des techniques précises, concentrées et assez physiques. L'actrice danoise ne connaît pas le français, elle devra séjourner 8 mois à Paris pour apprendre le français et travailler son rôle, car la complicité avec Jamel est excellente. Jamel, est sollicité pour un rôle aussi dramatique que comique, alors que le directeur artistique a déjà collaboré avec les plus grands réalisateurs. La fabrication des images superbes de Paris est le choix de tourner en noir et blanc avec de gros moyens techniques. Les 2 acteurs vont faire les cascades et le réalisateur reprend la même équipe qui l'a accompagné dans tous ses films. Le rythme du tournage est intense, et les moyens techniques enchaînent les prises de vue avec 4 caméras. L'acteur se laisse emporter par le tournage en faisant confiance au réalisateur, pour conclure le tournage en studio. Réalisé avec un budget de 1,2m$, il rapporte 16m$ et ne reçoit aucune récompense.

Équipe : Production, écriture et réalisation de Luc Besson connu pour Le grand bleu. La musique d'Anja Garbarek, chanteuse norvégienne. Les effets de Pierre Buffin, connu pour Thor, Blade runner 2049. Côté casting, Jamel Debrouze, Rie Rasmussen, Gilbert Melki, Serge Riaboukine.

Avis : Une image en noir et blanc dans un univers où l'humour et le drame se mêlent, avec des dialogues délirants. La performance de l'acteur s'oppose à un personnage à la vision différente et mature de la vie. La magie opère entre les personnages, pour plonger dans un style fantastique qui redimensionne les idées, tel un chef-d’œuvre miraculeux. On regrette l'utilisation du noir et blanc, dans ce film magique qui explore de manière remarquable différents styles.

Critique : Le logo Europa introduit une narration du personnage, qui résume sa vie de voyou en débutant l'intrigue par une querelle de dette. L'ambiance violente se focalise sur la fuite du personnage en proie aux ennuis avec les malfrats de la ville, qui l'enfonce au fond du trou. Les événements avec une réalisation remarquable enchaînent les moments de désespoir dans un style de superproduction aux images sublimes. La situation tragique assure le divertissement en poussant le personnage à commettre l'irréparable pour provoquer une rencontre insolite. Les performances des acteurs éveillent les émotions, avec un contraste efficace qui redimensionne le récit. L'atmosphère mystérieuse poursuit la relation d'un duo infernal avec des dialogues incroyables qui relancent les affaires du personnage.

Les notions mystiques enchantent le destin de l'aventure, sur des notions et des valeurs qui rendent le récit captivant. L'opposition du duo multiplie les sentiments entre une vision positive et une vision négative à travers une situation terrible. Les effets en noir et blanc adoucissent l'horreur des mécanismes qui poursuivent l'enfer du personnage. La profondeur des bas-fonds parisiens accélère la spirale avec une dimension de conte fantastique, qui renouvelle les habitudes sinistres du personnage. L'intrigue parvient à rendre l'action passionnante, en remuant les émotions qui assurent la magie de l'excellente aventure sur des notions mystiques. La science-fiction rentre en collision avec le réalisme malsain de la beauté de la situation pour accélérer les événements. Le miracle sublime l'histoire de l'univers fantastique pour changer de direction avec une mission céleste.

Les relations s’accélèrent dans des récits intenses qui rapprochent le duo fantastique, en signant un chef-d’œuvre sur l'être humain. L'introspection des sentiments envahit l'aventure en se rapprochant du dénouement qui maintient le suspense sur la finalité dans l'issue de l'histoire. Les dialogues terribles foncent dans une vie de luxe qui referme l'intrigue magnifique sur l'amour. La puissance entre tristesse et merveilleux offre un final magnifique, à l'opposé du début de l'action, dans un film somptueux et triste, dotée d'une réalisation maîtrisée et amplifiée par des acteurs spectaculaires. La réalité bascule dans un dynamisme aux idées fantastiques qui offrent un spectacle rempli d'émotions. Une référence française qui place l'humanisme au sommet du 7ème art, dans une fresque moderne et sentimentale.

> https://youtu.be/Az-eXCVjHww?si=A3J-41Oi49tqvznx

CritiqueOne2
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films français, Les meilleures comédies, Les meilleurs films dramatiques, Les meilleurs films de gangsters et Les meilleurs films fantastiques

Créée

le 25 mai 2024

Critique lue 69 fois

CritiqueOne2

Écrit par

Critique lue 69 fois

2
2

D'autres avis sur Angel-A

Angel-A

Angel-A

1

Gael_Violet

25 critiques

Le sérial pilleur a encore frappé

"Tiens, ça commence à se voir que je suis un gros faisant sans talent. 'Faudrait peut-être que je fasse un film estampillable "auteur" pour redresser ma cote. Bon alors, qui je pourrais piller cette...

le 7 mars 2013

Angel-A

Angel-A

1

takeshi29

1685 critiques

Morandini de retour sur TF1 ? Non non, il s'agit du nouveau Besson.

Un mannequin danois qui tombe amoureux d'un petit arabe handicapé et suicidaire. Le tout dans un Noir et Blanc super léché... Vous pensez que c'est un sujet de la regrettée émission de Jean-Marc...

le 25 mai 2012

Angel-A

Angel-A

5

Hawk

458 critiques

Angel-A : Retour difficile de Besson en tant que réalisateur

Après avoir atteint les sommets de sa renommée dans les années 90, le passage aux années 2000 en tant réalisateur fut très compliqué pour Besson car sa Jeanne d’Arc n’a clairement pas fait...

le 26 juin 2021

Du même critique

Rush

Rush

7

CritiqueOne2

773 critiques

Une Effrayante Immersion dans les Sports Mécaniques.

Rush, coproduit et réalisé par Ron Howard en Super 4K anamorphique avec un budget modeste, s’impose comme un succès critique et public, récompensé notamment pour son montage. Le film démarre en...

le 6 sept. 2025

Possession

Possession

8

CritiqueOne2

773 critiques

La Séparation d'une Réplique Monstrueuse Dévastatrice.

Résumé : De retour d’un voyage d’affaires, Mark espère retrouver sa femme, mais elle lui annonce son intention de divorcer. Tandis qu’un amant s'immisce dans leur vie, la détresse hystérique d’Anna...

le 28 juin 2025

La Momie

La Momie

8

CritiqueOne2

773 critiques

Les Explorateurs du Gardien de la Nécropole.

Résumé : Le grand-prêtre Imhotep, condamné pour avoir tué le pharaon par amour, est réveillé en 1933. Évelyne, une égyptologue, sauve Rick, un légionnaire. Ensemble, ils découvrent la nécropole et...

le 9 mars 2023