Besson s'est Demon-T, tout seul comme un grand ...

6 ans après le contestable "Jeanne d'Arc" voilà le retour de Besson avec "Angel-A", symbole même du début de sa dégringolade artistique masqué en tentative stylistique semblant se réconcilier avec ses premiers pas au cinéma.

Un film où notre Luc national met en scène Jamel Debouzze en petit raté traînant dans Paris, accumulant les galères et les dettes, puis arrive dans sa vie son ange gardien sous la forme d'une bombe atomique blonde qui va l'aiguiller pour retrouver confiance en lui et affronter son quotidien.
Déjà visuellement le parti pris du noir et blanc est plutôt audacieux et colle bien à l'univers mis en place (bon point), mais l'énorme et principal défaut du film réside dans le fait qu'il a un mal de chien à se développer, les premières 45 minutes sont plus ou moins catastrophiques, les dialogues sont faibles, la mise en scène est feignante, la nana semble réciter son texte, Debouzze malgré cette écriture peu brillante m'a tout de même assez surpris (second bon point).
On accumule des scènes sans grand intérêt en subissant des conversations interminables qui n'avancent à absolument rien, tout ce qu'on fait c'est mater les jambes de la gonzesse en espérant y entrevoir son "sanctuaire des sanctuaires" avec sa robe au ras de la salle de jeu (Besson t'es vraiment un pervers sans déconner, je vois qu'elle est pas dans ton tableau de chasse celle là, elle a dû te foutre un vent où au mieux tu lui à proposé une bonne vieille promotion canapé).
Ce n'est qu'à partir du moment où l'heure de film arrive que ça commence à ressembler à quelque chose, c'est un peu tard pour un long métrage de 1h22, mais malheureusement ça tourne court et après deux séquences intéressantes pouf ça retombe et le final est complètement grotesque, en fait le potentiel du film tient en à peine 10 minutes.
Besson a sans doute voulu faire un petit film intimiste sur l'acceptation de soi et l'amour mais on a vraiment trop de mal à y croire, il a dû sans doute se dire que le contraste serait saisissant entre un petit reubeu et une grande mannequin danoise, un peu facile ... Et puis plutôt que de miser sur la suggestion on nous colle le cliché de l'ange avec de grandes ailes, pfff allez laisse tomber !

Son "Angel-A" est complètement loupé et sans intérêt, bien qu'en toute honnêteté je pense que Jamel aurait pu vraiment y sortir quelque chose, le concernant c'est dommage, mais Luc remballe ton scénario moisi et ta mise en scène de débutant t'es inexcusable, même dans "Le Dernier Combat" tu étais 1000 fois plus inspiré ...

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le 7 août 2014

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JimBo Lebowski

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