Pas de chance. Alors qu'ils viennent de se retrouver, Joffrey de Peyrac, alias le Rescator depuis qu'il joue les corsaires en Méditerranée, et Angélique sont à nouveau séparés. Cette dernière est encore une fois capturée par des pirates pour être vendue à un sultan d'Alger auquel Angélique, fidèle et courageuse, refuse ses faveurs (je le précise parce que ce n'est pas courant dans la série qui lui est consacrée...).
On ne sait pas ce qui a décidé de la fin du feuilleton Angélique. Peut-être cette cinquième et médiocre aventure en Algérie dans laquelle Bernard Borderie égraine tous les clichés orientaux au premier rang desquels les arabes sont cruels, sournois et obséquieux (ce que ne sont pas, très partialement, les chrétiens croisés dans le film).
Dans un décor folklorique, les auteurs imaginent une intrigue élémentaire qui n'a même pas les vertus de l'extravagance, comme dans les épisodes précédents. On s'ennuie et Michèle Mercier aussi, semble-t-il. Son personnage, en victime des hommes et de leur concupiscence (voire de scénaristes volontiers sadiques), n'a plus beaucoup de répondant, apparait usé et redondant. Arborant des robes vaporeuses, toujours maquillée impeccablement dans ses tribulations, pas même décoiffée par les coups de fouet (fantasme lubrique des auteurs?), Angélique n'est plus guère ici qu'une (belle) femme-objet.