Si ce Anora ne donne pas vraiment envie au premier abord, il fait quand même passer 2h agréables, jusqu'à justifier une palme, je ne sais pas, mais le film est plus beaucoup malin que ce qu'il laisse entrevoir.
Il me semble avoir lu un pitch parlant d'une histoire d'amour, ce qui n'est absolument pas le cas, Anora est une respiration, un sourire, puis un moment assez drôle quand même, pas de menace mafieuse ou de pistolet, on dirait un enchainement de quiproquo très fins, portés par des acteurs impeccable.
En vérité j'étais un poil indifférent pendant un certain temps, mais j'ai été accroché par l'acteur Iouri Borissov, par son personnage surtout, et par son apport imprévisible dans l'histoire, tout dans le regard, dans quelques répliques maladroites, et l'intention des 15 dernières minutes m'a paru assez formidable.
Le film reste un peu accroché à moi, c'est très bon signe, j'ai le sentiment que ça m'inspire aussi, bref, joli moment de cinéma.