On dit que Mel Gibson s'est inspiré de ses cauchemars d'enfance ainsi que des récits de guerre de son père pour composer les scènes de bataille dans Tu ne tueras point. Et effectivement, il s'agit d'une véritable boucherie. Dans Apocalypto, c'est pareil. Les personnages sont capturés pour être sacrifiés, mais Patte de Jaguar n'accepte pas d'être offert en sacrifice aux dieux. C'est une véritable chasse à l'homme. Il faut survivre. Quand Patte de Jaguar est pourchassé dans la jungle, on se demande si Mel Gibson nous fait revivre ces cauchemars où on rêve d'être poursuivi ? On a tous fait ce genre de rêve, au moins une fois, et le film en est une parfaite démonstration, sauf que dans certains rêves, on se sent pris en chasse, mais quant on se retourne, il y a personne qui nous suit, alors que dans le film, l'ennemi est bien réel et je me souviens de cette réplique finale à la fin de L'homme sans visage où Chuck dit en voix off : "Il y a toujours un homme avec un visage, quelque part dans la foule.", par rapport aux rêves où il croit voir Justin McLeod, mais qu'il s'agit d'une autre personne ou qu'on ne voit pas son visage. J'ai été également très étonné par la scène d'accouchement dans l'eau, c'est une scène très surréaliste et très sidérante. Apocalypto est un cauchemar oppressant, d'une violence sans complaisance, avec des scènes difficilement soutenables. Mel Gibson a réalisé un suspense terrifiant, à réserver pour un public averti.