J'ai beaucoup aimé les précédents films de Di Costanzo, et Toni Servillo et Silvio Orlando sont de grands acteurs. J'y suis donc allée en confiance, et je n'ai pas été déçue, au contraire. Di Costanzo change un peu de style, et propose non plus un récit naturaliste, mais une fable (ne quittant pas toutefois le domaine du réalisme, aucune échappée autre dans ce film) sur les rapports entre êtres humains (sur la condition humaine si on veut être philosophique). A ce propos , on notera tout particulièrement la superbe scène du repas pris en commun, où les barrières entre détenus et gardiens commencent à tomber, aussi bien au sens figuré qu'au sens propre. La réalisation tire le meilleur parti de ce décor de prison vétuste, sur le point d'être fermée (puis sans doute démolie).
Superbe interprétation. Orlando et Servillo sont entourés de non professionnels qui se révèlent des interprètes épatants (NB Di Costanzo travaille régulièrement avec des non professionnels).