Un couple d’émigrés du Kerala travaille dans une usine de gants médicaux près de Delhi. Pendant une période de confinement, une vieille vidéo réapparaît parmi les ouvriers de l’usine, Outre son intrigue principale, avec ses deux personnages majeurs, mari et femme, dont l'objectif est de partir à l'étranger, le film traite beaucoup de sujets, sans avoir l'air d'y toucher, et sans nous donner nécessairement autant d'informations qu'il faudrait, pour en saisir toutes les nuances. Il est question de corruption, d'incurie policière, de capitalisme sans pitié pour les plus faibles mais aussi de racisme et de préjugés (à l'encontre de personnes venant du sud de l'Inde), sans oublier la misogynie, y compris au sein d'un couple a priori irréprochable. Cela fait beaucoup, les personnages s'exprimant dans leur propre langue, sans que la traduction en fasse état. La mise en scène est sobre, s'attardant sur les machines au travail et le contrôle des gants bleus en latex, très photogéniques. Ariyippu dit énormément sur la complexité de l'Inde et sur ses dysfonctionnements sociaux qui se répercutent sur la vie intime de ses citoyens.

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le 9 août 2022

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