Parce que sa maitresse lui a fait croire, jadis, qu'il était le père d'Arlette, le fortuné Pierre (Jules Berry) voudrait doter sa fille, discrètement, pour ne pas éveiller les soupçons du père de l'adolescente (Max Dearly).
L'argument principal de ce vaudeville pas très subtil prend forme tardivement, lorsque qu'Arlette est proposée en mariage à Pierre. Cette posture en apparence incestueuse ne produit rien d'intéressant ni de cocasse, tout juste des situations un peu graveleuses sans idées. Renée Saint-Cyr y joue Arlette en divisant, comme souvent, son âge par deux...Son duo avec Jules Berry est stérile.
Au milieu de bavardages et d'explications de texte qui laissent, dans l'embrouillamini, peu de place aux quiproquos et qui soulignent l'insignifiance du sujet autant que son insuffisance comique, le personnage de Max Dearly est le plus plaisant. Avec l'ingénuité dont il est coutumier, l'acteur incarne le père d'Arlette, époux et paternel un peu à côté de la plaque dont les revers de fortune, en affairiste qu'il est, sont tout en bonhomie.