Arsène Lupin n'est pas vraiment Arsène Lupin dans cette adaptation d'un roman de Maurice Leblanc. D'abord, il est le fameux détective Barnett, à la tête d'une bande de voleurs et d'une officine qui masque ses activités illégales ; ensuite, il est surtout Jules Berry, qui "vampirise" le rôle. Cette triple identité ne sert pas bien le personnage, tel que le met en scène le réalisateur ; elle ne le rend pas plus séduisant et sa duplicité n'apporte pas grand'chose au sujet.
Lupin-Barnett enquête à propos d'une intrigue criminelle complètement indifférente, encombrée d'une multitude de personnages peu caractérisés, voire franchement inutiles. La réalisation de Diamant-Berger est confuse et approximative, encore plus à la fin lorsque le montage, brusque et trépident, veut accentuer le mouvement.
La mise en scène, si peu élaborée, et la réalisation, peu soignée techniquement, sont le principal problème de cette comédie policière. Celle-ci n'est pas plus réussie dans la fantaisie -une scène m'a fait sourire, avec Aimos, complice de Lupin, conduisant un commissaire de police dans sa voiture- que dans les incidents et rebondissements de l'intrigue. Autant de péripéties que le réalisateur balance sans prendre le temps de les installer.