Une œuvre confondante de médiocrité, entre une intrigue faisandée et des acteurs déplorables…

Alex est fan de l’univers d’Arthur et les Minimoys depuis qu’il est enfant. Pour son anniversaire, ses meilleurs amis lui font la surprise de l’emmener sur les traces du tournage et plus précisément, dans la maison abandonnée qui a servit de décors à la trilogie. Sauf qu’une fois sur place, ce séjour entre potes va virer au cauchemar…


Luc Besson n’est plus. Sa société Europa Corp est rachetée, de même que la Cité du cinéma (son "Hollywood sur Seine"). Ajouter à cela des accusations de viols et de violences sexuelles et un bide stratosphérique rencontré par sa dernière réalisation en date. Bref, rien ne va plus alors Luc Besson se raccroche comme il peut à ses derniers succès, comme en témoigne ce spin-off de la franchise d’Arthur et les Minimoys (2006/2009/2010) dont le premier film avait rencontré un franc succès à l’international (contrairement aux deux opus suivants).


Le pitch d’Arthur, malédiction (2022) est, avouons-le, très con. Une bande d’adolescents qui semble avoir quelques retards mentaux (car à 18ans, être encore fan des Minimoys pour collectionner tout ce qui s’en réfère et se déguiser comme eux, c’est à la fois gênant et creepy) se retrouve donc sur les lieux du tournage de la saga. Sur place, des jeunes du coin (sous l’effet de la drogue) vont venir s’en prendre à eux et les persécuter (on ne le dira jamais assez, la drogue c’est mal).


C’est à ce moment là que tout part en couille, on devine aisément que le budget dérisoire et l’amateurisme de certains membres de l’équipe technique (notamment des étudiants de la Cité du Cinéma qui furent exploités) n’ont clairement pas aidé le film à s’en sortir. La mise en scène aligne maladroitement des jumps scare paresseux (qui ne feraient même pas sursauter votre petit frère), ajouter à cela l’interprétation des comédiens qui frise l’indigence, mention spéciale à Ludovic Berthillot, qui nous offre une prestation incroyablement lamentable en surjouant à 1000% un bouseux.


En réalité, la maison d’Arthur et les Minimoys n’est qu’un prétexte fallacieux, le film se contente d’inclure quelques extraits de la franchise et de pondre ici et là quelques références (rassurez-vous, si comme moi vous n’avais jamais vu la saga, vous ne serez absolument pas perdu. Des Minimoys, vous n’en verrez aucun !).


Barthélémy Grossman & Luc Besson sont des néophytes du film de genre et cela se voit, on ne réalise pas un film d’horreur basé sur une franchise avec autant de mépris pour son public. Le scénario est absolument con (les personnages ont aucune réaction censée face aux événements tragiques qui se produisent sous leurs yeux), la mise en scène cumule les erreurs de raccord et la distribution est mauvaise sur toute la ligne.


Une intrigue faisandée et des acteurs déplorables, Besson surf sur la nostalgie de son œuvre pour faire croquer la famille, entre sa sœur (Fanny Besson) à la prod’ et sa fille (Thalia Besson) en rôle-titre, il se vautre lamentablement à travers une œuvre confondante de médiocrité.


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le 7 juil. 2022

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