6
le 28 mai 2023
SuivreProcès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
Quand il a terminé la lecture du roman Ceniza en la boca, de l'autrice mexicaine Brenda Navarro, Diego Luna a immédiatement ressenti un attrait pour des thèmes qui le touchaient, à commencer par celui de l'absence d'une mère pendant l'adolescence. Un sujet très présent dans son adaptation du livre et qui ne peut être négligé, en dépit du fait que l'on a d'abord le sentiment de découvrir un film centré sur l'exil et la difficile adaptation à un nouvel environnement, avec ses micro-violences quotidiennes, du fait de cette position de migrant. Même s'il ne s'agit pas de quitter le Mexique pour le voisin Nord-Américain, mais vers l'Espagne, il est difficile d'échapper à la précarité et à des petits boulots plus ou moins dégradants. Diego Luna filme sa jeune héroïne de 21 ans, un peu à la manière des frères Dardenne, mais le film est chargé de beaucoup trop d'ellipses, au point de devenir parfois opaque, pour séduire totalement. Son équilibre est assez instable entre une très grande partie où rien de vraiment saillant ne se passe et un dernier tiers du récit où les événements dramatiques s'enchaînent sans presque discontinuer. Il faut bien l'avouer, sans la formidable énergie et le talent indéniable de son actrice principale, Anna Díaz, Ceniza en la boca aurait un intérêt nettement moindre, malgré la pertinence de la matière traitée.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Festival Biarritz Amérique Latine 2026
Créée
il y a 7 jours
Critique lue 9 fois
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...