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Requiem for a team.
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le 1 oct. 2015
Contrairement à Hawks qui situe l’assaut à la fin de la trilogie qu’il a fait sur ce concept, Carpenter lui en a fait l’intrigue principale. Ainsi peut-être au bout de vingt minutes, on est dedans pris en otage, avec les personnages, on va tenter de survivre.
Avant, il y a une introduction, dont l’ouverture fait écho aux bavures policières de nos jours sans doute, un peu trop longue et chorale puisque nous suivons les parcours de tous les protagonistes qui vont se retrouver dedans : un jeune policier noir dont c’est le premier jour ne demandant qu’à être utile va se retrouver de garde dans ce commissariat quasi vide (les policiers et bureaux sont transférés dans un autre commissariat) ; deux prisonniers dont un qui est un tueur doivent être transférer d’une prison à une autre mais en route, l’un d’eux tombe malade et ils cherchent de l’aide à ce commissariat ; un père de famille perdu dans le quartier voit sa fille, partant acheter des glaces se faire tuer, il va se venger en tuant son meurtrier et se sachant suivi trouve refuge dans ce commissariat. Cette introduction est un peu trop lente mais nous montre une ville de Los Angeles dans les années 70 (le film fut tourné en 1975) que j’aime beaucoup, toute façon j’adore vraiment Los Angeles on le sait, mais il y a ce côté rétro que j’adore, qui me fait penser aux vieux épisodes de Columbo (tournée aussi dans cette ville). A travers les trajets des personnages, on traverse la ville, les rues, les avenues sous un temps ensoleillé, comme souvent, les innombrables maisons avec terrains alignées les unes aux autres alors que la violence règne clairement.
Faut en profiter parce que dès la nuit tombée, on ne sortira quasiment plus du commissariat.
Et plusieurs personnages qui n’ont rien à voir entre eux vont devoir cohabiter, se souder pour survivre et chacun va avoir l’occasion de montrer les différentes facettes de sa personnalité.
Dans « Assaut », il y a de l’action, quelques scènes vraiment impressionnantes, mais c’est surtout de la psychologie, comme dans « Rio Bravo » (évidemment), les personnages discutent, font des blagues, réfléchissent surtout à ce qu’ils doivent pour s’en sortir.
Ainsi le tueur du début va se révéler bien moins terrifiant et cruel qu’on aurait pu le penser.
La menace est présente et la fin qu’on peut deviner si on se dit que Carpenter a vraiment imité Hawks secoue vraiment. Comme on est chez Carpenter – que je connais de réputation – la violence est crue : la scène la plus dure est bien sur le meurtre de la fillette, d’une froideur qui ne peut pas laisser indifférent. Il y a des séquences inutiles comme les policiers qui patrouillent parallèlement et se doutent que quelque chose cloche dans ce commissariat en apparence si calme.
« Assaut » auquel j’ai collé la note quasi maximum parce que j’ai ressenti des choses en le voyant, est vraiment une plongée dans les années soixante-dix, on est vraiment à l’époque, et au début, on est vraiment à Los Angeles.
Il y a du suspense, de très beaux personnages, un casting efficace et le doublage français est classique mais fonctionne. Et une fin vraiment libératrice, jouissive et vraiment futée.
Dire que Carpenter, 27 ans, a tourné ce film en a peine vingt jours pour une bouchée de pain avec des acteurs principalement actifs au théâtre, bah chapeau.
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le 2 août 2021
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