Les Romains envahissent la Bretagne. L’un des habitants d’un village breton se trouve être le cousin d’Astérix auquel il demandera de l’aide.
Le film Astérix chez les Bretons s'inscrit avec une fidélité appréciable dans la veine humoristique éprouvée de la franchise, ressuscitant avec une constance rassurante les topoï narratifs affectionnés par les amateurs. L'on retrouve ainsi avec une familiarité non dépourvue d'agrément les inénarrables tribulations des cohortes romaines, les mésaventures récurrentes des pirates malchanceux et les pantagruéliques excès de notre obèse Gaulois. L'imitation des idiomes insulaires, tant au niveau phonétique que prosodique, s'avère d'une justesse parodique particulièrement savoureuse, de même que les singulières tournures syntaxiques et les particularités lexicales propres à cette contrée septentrionale. Un sommet de cocasserie est indubitablement atteint lors de la séquence où une légion romaine entière, lancée dans une quête éthylique effrénée à la recherche d'un tonneau salvateur contenant de la potion magique, se métamorphose en une cohorte d’ivrognes passablement éméchés. Bref, cette adaptation animée, sans innover radicalement, parvient à distiller un divertissement plaisant en s'appuyant sur les ressorts comiques qui ont fait le succès de l'œuvre originale.