Le monde se divise en deux catégories : ceux qui connaissent cette réplique et ceux qui ne la connaissent pas.
Vous l'aurez compris, je parle à vous, ô grands amoureux de la pellicule.
Dans cette première catégorie, il y a les sous catégories, impossibles à énumérer tant elles sont
diverses.
On pourrait quand même citer quelques exemples, comme ceux qui aiment le cinéma sous toutes ses formes, ceux qui sont curieux, ceux qui sont bon public, ceux qui ne voient que par un genre, par une époque, par un acteur en particulier, ceux qui aiment les films par procuration ( conjoint(e) addict aux blockbusters du cinédimanche ) ou par manque d'énergie pour pratiquer une autre activité ( lecture, badminton, sophrologie, flûte traversière, krav-maga) , ceux que ça aide à dormir, ceux que ça réveille, etc etc...
Tout ce beau monde se fait sa propre interprétation de l'oeuvre qu'il vient de voir, à tord ou à raison, selon des critères qui sont propres à chacun.
Manque de suspens, trop d'humour noir, pas assez de noirs, même pas peur, trop mal fait ...la liste est longue.
Chacun à donc sa propre sensibilité. Et c'est là où je veux en venir.
On peut trouver tous les défauts du monde à Athena, mais on ne peut lui reprocher d'être un mauvais film, tant le soin apporté à l'image est phénoménal. L'intro de 10 minutes pose les bases de ce qui va devenir une tragédie grecque, dixit Romain Gavras lui-même, la musique qu'il a composé avec son pote Surkin se marie parfaitement avec la mise en scène où chacun joue sa partition d'une manière impeccable.
Bien longtemps qu'un film ne m'avait pas autant accroché, je regrette de ne pas le voir sur grand écran.
Il existe encore dans ce pays des mecs qui savent se servir d'une caméra (imax en l'occurence ) pour nous embarquer là où on ne penser plus aller.
Je conçois très bien, comme dit en préambule, que l'on ne soit pas tous pourvu de la même sensibilité et que certains aient un "sens critique" plus acerbé que d'autres, mais finalement tout ça importe peu.
Merci Romain Gavras, tout n'est pas perdu.