House by the river (1950)
Il s'agit d'un film noir tourné en noir et blanc. Stephen est un écrivain sans succès. Alors que sa femme Marjorie est absente il fait des avances à la jeune servante Emily qui le repousse et se met à hurler. Pour la faire taire il l'étrangle mais elle meurt ! Avec l'aide de son frère John pourtant retissant, ils se débarrassent du corps en le jetant dans la rivière qui passe au pied de la maison. Dès lors les deux frères, qui sont l'opposé l'un de l'autre, vont tous deux changer de comportement, rongés par la culpabilité. L'étude psychologique des personnages évoque les films d'Hitchcock. Il y a du suspense mais on peut imaginer ce qui va se passer car tout semble annoncé à l'avance. Le scénario aborde le thème de l'inspiration et de la création. Stephen s'inspire des évènement pour alimenter son œuvre et on se demande si il ne provoque pas les évènements dans ce but. C'est Louis Hayward qui interprète Stephen qui sombre dans une folie meurtrière. Ses expressions sont parfaitement captées et mises en valeur par les éclairages. Les lumières avec de forts contrastes et les ombres omniprésentes sont nettement expressionnistes et contribuent grandement à l'atmosphère lourde et inquiétante du film. La mise en scène est remarquable. De nombreux plans se font échos les uns aux autres. L'exemple le plus flagrant est la descente de l'escalier par Emily puis par Marjorie ... mais il y en a plein d'autres. La mise en scène est très suggestive, de nombreux éléments sont suggérés plus que directement montrés et cela donne beaucoup d'intérêt à l'intrigue.