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le 13 nov. 2022
SuivreDe l'autre côté
Le public français se prépare à découvrir le nouveau film de Jafar Panahi dans un contexte particulier. Le 11 juillet dernier, le réalisateur iranien est arrêté et condamné à une peine de six ans...
Aucun ours et j'ai presque envie de dire aucun plaisir dans ce long métrage qui réussit à être explicatif et confus à la fois. La faute à ce récit à deux intrigues, dont la première souffre de son artificialité (Panahi va-t-il franchir la frontière ? a-t-il photographié un couple ?) et la seconde de son manque de clarté. Evidemment, les deux sont liées sur le plan symbolique et politique. Et, si l'on s'arrêtait sur le discours, Aucun ours serait un brûlot. Malheureusement, c'est aussi un long métrage d'1h45 vendu tantôt comme un thriller tantôt comme une comédie...
C'est évidemment un film sur le fait de faire des films en Iran ou plus précisément sur le fait de ne pas pouvoir en faire. C'est donc un tantinet frustrant. Légèreté et suffisance occidentales mises à part, les films de Panahi se doivent d'être diffusés et vus. Ne serait-ce que par solidarité avec un homme et un peuple qui, depuis trop longtemps, n'ont tout simplement pas le droit de s'exprimer !
Une œuvre très personnelle et à forte charge politique. Mais un film, avouons-le, assez ennuyant.
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Créée
le 3 déc. 2022
Critique lue 75 fois
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