Autour de minuit est un de ces films que l’on peut regarder une nuit d’hiver, un peu mélancolique, ressassant le passé. Le blues quoi finalement.
Une des premières productions franco-américaine de Bertrand Tavernier qui vient directement rendre hommage à une de ses plus grandes passions, le jazz.
En effet Tavernier était un homme de jazz qui en savait beaucoup et qui n’hésitait pas à saisir la première occasion pour en parler. À cette époque il regrettait beaucoup le film de martin Ritt appelé Paris Blues d’abord parce que les acteurs ne savaient jouer, mais que les fondateurs de lacultures afro américaine du jazz était vu comme des produits cosmétiques…
C’est pourquoi Tavernier se donne comme défi de faire un « vrai » film d’hommage au jazz pour recentrer cette culture dérivant vers le capitalisme du swing blanc vers la culture pure du jazz afro américain. Ainsi il prend un vrai joueur de jazz sur le déclin sombrant dans l’alcool et la drogue, Dexter Gordon dont il créera un personnage fictif dans son film.
Ainsi tout l’enjeu de sa mise en scène c’est d’obtenir un hommage au jazz par le jazz pure et non par le sujet à la publicité d’acteur ou de grands artistes.
Dans son film Paris est symbolisé comme le refuge artistique pour les artistes afro américains où ils sont amené à pouvoir exprimer l’essence même du blues, dans des rues bleutés par la nuit, une trame assez lente, des dialogues presque happé par la scène tellement l’ambiance que construit tavernier est couverte d’une sorte de nostalgie calme et envoûtante.
Tavernier met alors en place une sorte de documentaire fictionnel où chaque séquence musicale est un petit bijoux empreint de réalité et de qualité, rien n’est oublié les séquences musicales ne sont pas coupé on laisse place au moindre petit soupir, fausse note, etc…
Ce film a été extrêmement bien reçu notamment aux états unis recevant un oscar pour sa musique mais a été reconnu par tous, dont forcément Scorsese qui apparaît en caméo dans le film mais aussi Clint Eastwood qui a beaucoup participé à sa production à la warner.
Mais au final c’est surtout les fans de jazz qui reçoivent ce film comme un réel hommage à leur culture. Et ce film est surtout bien la preuve (sans comparaison à intouchable où François Cluzet joue aussi) que le passage entre culture européenne et culture afro américaine n’est pas impossible.
Dans ce film Tavernier met en scène l’universalité du jazz qui s’il n’est pas remplacé par une autre forme de swing capitaliste, est offert à tous mêmes aux personnes qui se trouve aux origines colonialistes qui auraient put faire originalement sa création. Le jazz est universel selon Tavernier, il le célèbre alors de façon totale en critiquant comme en émettant une vision positive de tout ça.