Ce film court (1 heure) est simple par son sujet -la désintégration d'un couple-, et plus complexe par son traitement -nombreux flashbacks, multiples pensées en voix off des personnages. Akira Kurosawa, assistant-réalisateur sur ce film disait que les oeuvres de Naruse étaient des fleuves calmes en apparence agités par des tourbillons profonds et invisibles. Avalanche correspond parfaitement à cette définition. Duplicité, remords, tentation du suicide sont tapis derrière des conversations parfois banales entre les différents protagonistes. Au passage, deux superbes portraits de femmes, résignées et combatives à la fois. Pas un chef d'oeuvre mais mieux qu'un brouillon des grands films de l'après guerre de Naruse.