A la fois comédie et romance , Avignon recèle bien des atouts pour se démarquer par le haut du magma épouvantable des comédies françaises désolantes produites à la chaine qui nous sont infligées sous perfusion ( Maison de retraite , joyeuse retraite, retour chez ma mère et l'ensemble des films de Dubosq, Michael youn, kev adams, philippe Lachaud et les cachetons de bourdon, Clavier, Darmon ....)
Baptiste Lecaplin qui porte le film est l'un d'entre eux car il a un vrai capital sympathie et ne tombe jamais dans la carricature et l'excès.
Elisa erka est charmante . Les seconds rôles sont plutôt justes et sympathiques (alysson Wheller, Johann Dionnet).
Et clairement, le coté foutraque et parfois hors sol des acteurs est une mine pour une comédie, dont le filon aurait même pu être d'avantage creusé.
Bref le casting s'intègre bien dans cette relecture légère d'un Rui Blas AU XXIeme siècle en plein festival d'Avignon.
Le festival est d'ailleurs un personnage à lui tout seul du film.
Outre l'esthétisme des rues de la ville et du palais des papes, le coté festif et improbable de l'évènement donne du corp et de la personnalité au film.
L'opposition entre théâtre subventionné et Théâtre de boulevard y est habilement dépeinte tout comme les querelles d'égo sociologiques entre acteurs et metteurs en scène de ces 2 familles théâtrales. C'est l'un des bons ressors comiques du film que l'on aurait aimé voir d'avantage creusé .
Tout cela donne un bon petit film sympathique, peut être un peu trop classique, à qui il manque cependant un grain de folie , et le rythme qui lui permettrait de rentrer dans le clubs des très bonnes comédies qui passent à la postérité (le sens de la fête, le diner de cons, OSS117, Radiostars, les Chtis, mes meilleurs copains, les bronzes...)