Porté par de bonnes critiques, j'avoue n'être pourtant jamais entré dans « Avignon ». Une raison simple : le scénario. Jamais crédible dans son évolution ni sa représentation des artistes où il est de notoriété commune que les gens du milieu se respectent quel que soit leur statut, il se révèle poussif, laborieux dans ses situations, empêchant ce qui aurait pu être une jolie comédie romantique ayant pour toile de fond les intermittents du spectacle. Heureusement, le parcours du combattant des comédiens amateurs est assez bien décrit, offrant quelques dialogues et moments sympas, le vrai soin apporté à certains seconds rôles (Alison Wheeler, Constance Carrelet, Johann Dionnet (visiblement meilleur acteur que réalisateur)) compensant une histoire d'amour en partie gâchée par la personnalité de Fanny, dont on se demande durant tout le film ce que le héros lui trouve tant elle frôle la condescendance et l'antipathie. Dommage, pour une fois que le cinéma français se montrait un peu moins nombriliste et universalite, mais à l'image d'un dénouement frôlant le ridicule, c'est clairement la déception qui l'emporte.