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le 7 avr. 2015
SuivreCritique de Azumi par AMCHI
Le public visé est clairement celui des ados et des jeunes adultes mais heureusement Azumi n'a rien de naïf, c'est un chambara ne lésinant pas sur le sang et d'une certaine violence de plus les...
Adapté d'un manga de 48 tomes (!) par un réalisateur qui a apparemment largement roulé sa bosse dans les films de genre, le film demeure sympatoche avec son héroïne toute craquante (Aya Ueto) qui défouraille des armées entières de méchants, puis pour finir un final-boss forcément over-the-top (et en l'occurrence très efféminé, avec cette petite touche d'homophobie japonaise que l'on aime tant - ironie...).
Mais, à part son personnage féminin principal, le tout reste tout de même affreusement générique et on peut difficilement réfréner l'impression d'avoir déjà vu 100 fois le même film pour peu qu'on s'intéresse au genre. Pour reprendre un film critiqué relativement récemment, Ichi (2008) rendra d'ailleurs, seulement quelques années plus tard, une copie extrêmement similaire dans l'ensemble avec simplement de menues variations (même si Ichi était sans doute un tantinet plus réussi - avec un scénar un tantinet moins vu et revu et un discours sur la condition de la femme plus développé et moins caricatural....).
A moins que j'aie loupé des chefs-d’œuvre récents en la matière, c'est un peu tout le genre du chanbara qui semble un peu tourner méchamment en rond depuis le très intéressant Zatoichi (2003) de Kitano sorti la même année que ce Azumi.
En outre, ce film précisément n'est certainement pas aidé par une musique affreuse, des effets spéciaux CGI parfois carrément cheapos (certaines séquences, heureusement pas trop fréquentes, notamment avec des ninja et des sauts, arrachent un peu les yeux...), et des éléments scénaristiques un peu étranges:
La décision du maître en tout début de film de sacrifier un peu sur un coup de tête la moitié de ses jeunes assassins longuement formés est totalement incompréhensible, d'autant plus que notre groupe est tout du long présenté comme une joyeuse troupe, pas une bande d'assassins élevés pour être totalement froids et insensibles...
Par ailleurs, la toute dernière séquence sur le bateau semble sans queue ni tête (y compris au niveau du montage), notre héroïne débarquant littéralement de nulle part au milieu de l'océan avant de disparaître aussi vite, tout en armes et à la nage (!), et de retourner au village qu'elle vient de quitter, apparemment quelques minutes seulement après que la bataille finale ait pris fin...
Créée
le 12 avr. 2021
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le 7 avr. 2015
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