Avec un matériau de base plus qu'attrayant, le célèbre roman Babylon Babies de Maurice G. Dantec, et avec un réalisateur frenchie dont le talent n'est plus à démontrer, Mathieu Kassovitz, Babylon A.D. avait de quoi plaire sur le papier.
Hélas, avec la sortie récente des Fils de l'homme de Cuaron, sans oublier les studios que selon les dires de Kasso' ont bien pourri son oeuvre en intervenant un peu trop (ce qui ne devrait pas l'étonner, il connaissait l'aventure hollywoodienne après son ennuyeux Gothika), on sent que la forme a bien trop été privilégiée par rapport au fond.
Il en ressort un film fort décevant, qui pourtant nous embarque sans peine tant l'on sent le génie de Kasso' à faire virevolter la caméra et sa mise en scène nerveuse et maîtrisée, mais dont la fin, aussi molle qu'un chamallow, nous fait quitter le film avec une impression de non-achevé.