Backdraft
6.3
Backdraft

Film de Ron Howard (1991)

Il y a fort longtemps que je n'avais pas revu ce film, I have to admit...
Well, il en résulta que je l'apprécia autant que dans le temps. Je peux même dire que c'est le meilleur film de Howard à mes yeux, blah...


N'empêche, quel casting, right !



  • Kurt Russell (après que Dennis Quaid ait refusé le rôle, ce qui fut une erreur car il ne joua dans un film à succès que 4 ans plus tard),

  • William Baldwin (recommandé par son frère Alec qui déclina l'offre d'interpréter Brian, remplaçant donc les éventuels Tom Cruise, Keanu Reeves, Robert Downey Jr, Matt Dillon, Val Kilmer...)

  • Scott Glenn,

  • Donald Sutherland, excellent dans son rôle préfigurant le Lecter de The Silence of the Lambs (mais si, son perso veut bien renseigner Brian amis en échange d'une réponse intime de celui-ci)

  • Jennifer Jason Leigh,

  • Robert De Niro...


C'est donc Gregory Widen (scénariste du Highlander original, dans lequel Russell devait initialement interpréter Connor McLeod) qui écrivit ce script après son expérience de trois années en tant que pompier volontaire et qui y perdit un camarade dans le feu.
Howard gagne donc le fauteuil du metteur en scène et Hans Zimmer celui de compositeur...


Zimmer...
Voilà le point faible de Backdraft.


Sa partition dégoulinant d’héroïsme est non seulement préjudiciable pour le film - puisque celui-ci ne traite donc pas d’héroïsme mais de liens familiaux et de corruption - mais de plus, elle ruine la majorité des scènes dramatiques (pourtant fort réussies au demeurant) avec ses envolées "héroico-beaufo-blaireautique" (sponsorisées par l'US Government et Kleenex) identiques à la Rock/Armageddon.
Zimmer est donc la plaie du film...
Heureusement que le reste est top, sans quoi...


Revenons-en au récit: celui-ci est avant tout une histoire d'une fratrie en pas très bon terme, qui se déroule au cœur d'incendies criminels frappant la ville de Chicago.
Les dites relations fraternelles sont très bien amenées et accentuées par le fait que Russell et Baldwin ont un air de ressemblance certain (petits yeux bleus enfoncés dans le visage), ainsi que la description et aftermath de la séparation entre Steve et sa femme et le tout, sans pathos (excepté vous savez quoi).


Quant au fameux "backdraft" qui donne son titre au film, c'est juste magnifique.
Mais qu'est-ce donc qu'un "backdraft", d'ailleurs ?


Lors d'un incendie dans un volume clos (pièce, appartement ou même bâtiment complet), l'atmosphère est saturée de gaz imbrûlés et de particules de suie. Si soudainement il y a un apport d'oxygène extérieur (porte ouverte ou vitre brisée), il y aura une subite inflammation qui donnera un effet similaire à une brutale explosion.


C'est donc ce réel événement scientifique qui embrase littéralement l'écran lors des (fantastiques) scènes d'action du film. Et je dois vous dire que le feu n'a jamais été aussi beau au cinéma et on doit cela à Allen Hall (effets visuels + pyrotechniques) qui a su donner à cet élément une présence physique, en en faisant un personnage à part entière. Voire une sorte de Dieu rampant sur le murs et au plafond, consumant d'émerveillement nos pupilles dilatées.


Il est d'ailleurs à noter que Russell, Glenn, Baldwin et Kevin M.Casey sont crédités comme cascadeurs dans le générique final (2h11m40s) au vu de leurs réelles implications dans les scènes d'action. C'est le coordinateur des cascades même - soit Walter Scott - qui insista pour que la production crédite les acteurs dans l'onglet "Stunts".


Le final a des cojones puisque McCaffrey meurt...et même pas en héros, puisque le dernier incendie combattu n'était qu'une manufacture déserte.


Détail amusant, Kurt Russell est l'un des rares acteurs de premiers plan à mourir 2 fois dans le film (incarnant le père au début, puis le fils), mourant d'ailleurs tous d'eux devant les yeux de Brian...


"Did the Beast looked at you ..? It did..."


Oui, Brian a regardé la Bête dans les yeux, celle-là même qui a consumé ses êtres chers...


Même si les vrais Firemen ne considèrent nullement le feu comme une Entité, , je trouve cela excellent que le film le fasse, lui.
Car quoi de plus beau que les flammes dansant sur les murs au clair de lune ..?

Créée

le 3 mai 2019

Critique lue 491 fois

The-Lizard-King

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