Bad Bay, Bad Bay, watcha gonna do, watcha gonna do, Michael ?
Une importante quantité d'héroïne (ou cocaïne, je sais plus...) a été dérobée dans le commissariat censé l'abriter. Deux des meilleurs flics, mais aussi des plus soupe au lait, mènent l'enquête...
Je n'ai pas honte de le dire, j'aime Michael Bay et son style. Du moins quand le réel fond des ses films ou l'impressionnant abattage de la forme prend le dessus sur son humour scato et gamin, gênant et même pas drôle. N'y allons donc pas par quatre chemins. Son premier film est aussi son plus mauvais travail, ce qui ne l'excuse en rien finalement, puisqu'il récidivera avec "Bad Boys 2" huit ans plus tard. On a beau y retrouver un travail de photo pas désagréable pour l'oeil sur la lumière de coucher de soleil présente dans les productions de Jerry Bruckheimer, l'ensemble est d'une bêtise totalement gerbante. Incroyablement bavard, scénario incohérent, ellipses mal gérées, tout juste peut-on sauver le charme tout en dents bien blanches de Téa Leoni. Si Will Smith a une certaine classe, Martin Lawrence est juste insupportable. Quand à Tchéky Kario et son timbre de voix totalement anesthésié qui joue les méchants à Hollywood, sa fadeur survole toutes ses propres scènes.
Le seul bon point du film ? Il est parfois tellement immersif que l'on a vraiment envie d'entrer dans l'écran pour faire fermer son clapet à Lawrence ! C'est dire !
Nan, définitivement, le dyptique "Bad Boys" restera la grosse tâche de la filmo de ce bon vieux Michael. Dyptique qui prouve que dans le genre du buddy-movie, la saga de "L'Arme Fatale" reste indétrônable, et dont le dernier volet vaut même à lui seul mieux que les deux films de Bay.