Naim est un amour dans la vie et un monstre quand il s’agit de se battre…
Pour son troisième long-métrage (le premier à bénéficier d’une exploitation en salles, contrairement aux deux premiers qui étaient sortis sur Netflix), le réalisateur Julien Royal (En passant pécho - 2021), qui n’est autre que le fils de François Hollande et de Ségolène Royal, retrouve pour la troisième fois l’acteur Nassim Lyes (Farang - 2023) dans une comédie totalement déjantée où la violence des poings et celle des mots vient s’entrechoquer pendant 90 min.
♬♪ « C'est moi Simba, c'est moi zamel. » ♪♬
Le film met en scène Naim, un plagiste beau gosse (option tablettes de chocolat), mais demeuré, qui se retrouve malgré-lui à intégrer "Allô Bagarre" (le concept est simple, c’est comme Uber Eat, à défaut de commander une pizza, vous commandez un type baraqué pour démonter votre pire ennemi), dans le seul et unique but de réunir l’argent nécessaire pour sauver son clebs.
« Ce soir c'est l'Aïd, Allah Akbar. »
Sur le papier, on aurait pu s’attendre à une énième crétinerie bas du front, mais contre toute attente, Bagarre (2026) nous décrispe en un rien de temps et nous entraîne dans une avalanche de bourre-pifs et de dialogues d’une rare vulgarité (oreilles sensibles s’abstenir, propos injurieux, sexistes et racistes sont de la partie), mais il faut bien admettre que l’on en rigole beaucoup.
« J'vais l'attraper par la chatte et en faire du jus de cyprine. »
Clairement, on ne nous a pas menti sur la marchandise, on se retrouve devant un déchaînement de "salade de phalanges" dans la gueule, ça casse des bouches, des bras, des côtes, des yeux (!), bref les coups pleuvent avec tout ce qui leur tombe sous la main. Les chorégraphies sont soignées (un vrai sens du rythme), les dialogues d’une pureté à faire pâlir Bernard Pivot et l’ensemble du casting nous réserve son lot de surprises. Mention spéciale bien évidemment à Nassim Lyes qui porte littéralement le film sur ses épaules et campe à merveille ce simplet au grand coeur mais d’une force redoutable, aux côtés d’une distribution toute aussi réussie (Ramzy Bedia, Hedi Bouchenafa, Matthieu Longatte (Bonjour Tristesse), Matthias Quiviger (Ragnar Le Breton) ou encore Arriles Amrani).
« Dans ta gueule Cheb Mami. »
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